L'Ethiopie reste fidèle à Bob Marley
«Frère Bob». C'est ainsi que la communauté rasta d'Ethiopie appelle Bob Marley. Trente ans après la mort du chanteur de reggae le plus connu au monde, les rastafaris éthiopiens veulent rendre un hommage particulier au messager de leur culture. Des concerts fleurissent un peu partout dans la ville, et des débats sur le sujet sont organisés. Après tant d'années, le musicien a gagné dans l'esprit rasta une dimension toute spirituelle. La culture rastafari s'appuie sur la Bible. Les rastas croient en Dieu, au Créateur et en la Trinité. Mais pour eux, le messie estHailé Sélassié, l'ancien et dernier empereur d'Ethiopie au pouvoir de 1930 à 1974. Sa puissance vient de son nom, qui signifie en amharique -la langue officielle éthiopienne- «la puissance de la Trinité». Il est donc le sauveur, le «Rastafari». Si Hailé Sélassié est le Dieu, Bob Marley, en prêchant la philosophie rasta, est devenu le messager. «En faisant savoir au monde la vraie nature d'Hailé Sélassié, en informant la terre entière que le Créateur était revenu, Bob Marley a fait le travail d'un prophète», confie Ras Seyoune, musicien reggae jamaïcain, installé à Addis-Abeba depuis sept ans.(Slate)
Pourquoi l'Afrique aime Mitterrand
Lorsque François Mitterrand est élu président le 10 mai 1981, la télévision est quasi-inexistante en Afrique, et les populations ne peuvent pas donc pas suivre, comme cela a été le cas en France, la magie de l'événement. Mais toutes les radios et l'ensemble de la presse en Afrique ont propagé l'onde de choc que cela avait produit dans l'Hexagone. L'accession à l'Elysée d'un homme de gauche, après 23 ans d'un pouvoir de droite, soulève des espoirs et un grand enthousiasme au sein des populations africaines. Si les manifestations de joie et les soutiens qui viennent alors de Dakar ou d'Abidjan, mais aussi de Lomé ou de Libreville, ne sont pas de la même ampleur que le grand rassemblement du soir du 10 mai 1981 à la place de la Bastille à Paris, le sentiment est le même pour les pays francophones du continent. Avec la victoire de Mitterrand, était peut-être venue une ère de liberté, une sorte de «libération» pour les Africains. Le slogan «La force tranquille» fait des émules, même longtemps après la campagne de la présidentielle française et la victoire de la gauche. Il est notamment repris par les intellectuels africains qui représentent alors les seuls opposants politiques affichés à des régimes en place depuis les indépendances.(Slate)
Libye: Ban Ki-moon appelle à un cessez-le-feu
Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a appelé mercredi à "un cessez-le-feu immédiat et vérifiable" en Libye, précisant qu'un émissaire de l'ONU allait à nouveau se rendre à Tripoli. Devant la presse à Genève, M. Ban a précisé s'être entretenu par téléphone avec le Premier ministre libyen mardi soir pour demander un cessez-le-feu et un accès sans restriction aux populations pour les travailleurs humanitaires de l'ONU. Il a également appelé les forces de Kadhafi à cesser d'attaquer les civils. M. Ban a déclaré que le Premier ministre libyen, Baghdadi al-Mahmoudi, avait accepté de recevoir l'envoyé spécial de l'ONU Abdul Ilah Khatib, un ex-ministre jordanien des Affaires étrangères, qui effectuera à cette occasion sa septième visite en Libye.(AP)
Le HCR appelle les Européens à secourir les réfugiés libyens en mer
Le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés a appelé mardi les pays européens à intensifier les efforts pour secourir les migrants qui tentent de fuir les violences en Libye, avertissant que des centaines de candidats à l'exil avaient péri noyés ces dernières semaines après le naufrage d'embarcations surchargées en Méditerranée. "Tout bateau qui quitte la Libye devrait être considéré, à première vue, comme un bateau qui a besoin d'assistance", a souligné la porte-parole du HCR à Genève Melissa Fleming devant la presse. Elle a jugé que les autorités européennes patrouillant en Méditerranée ne devraient pas attendre de recevoir des signaux de détresse des bateaux pour intervenir. Il apparaît que plusieurs centaines de Libyens ont perdu la vie en mer ces dernières semaines et Melissa Fleming a noté que les embarcations continueraient à affluer.(AP)
Découverte de charniers attribués aux pro-Gbagbo
Un mois après l’arrestation de Gbagbo, la Côte-d’Ivoire n’est pas arrivée au bout de ses découvertes macabres. Dernier soubresaut en date, des bandes de miliciens fidèles à l’ex-président et des mercenaires libériens fuyant Yopougon, bastion pro-Gbagbo tombé le 4 mai, ont tué 123 personnes lors de leur course vers le Liberia, le long du littoral ouest, entre Grand-Lahou et Sassandra. C’est ce qu’affirme un communiqué, publié hier, du ministère ivoirien de la Défense. Ces personnes, presque toutes des civils, ont été tuées en raison de leur origine ethnique. La plupart sont des Baoulé, des Senoufo, des Dioula, tous des soutiens présumés du président Alassane Ouattara. «Miliciens». Vendredi, des enquêteurs des droits de l’homme de la Mission des Nations unies en Côte-d’Ivoire (Onuci) ont annoncé qu’ils avaient trouvé plusieurs charniers à Yopougon. Leur chef, Guillaume Ngefa, précise aujourd’hui qu’il s’agit de 10 fosses communes avec un total de 68 corps, dont 31 sont enterrés dans une seule d’entre elles et 21 dans une autre. «Nous avions recueilli des témoignages faisant état de fosses non loin du commissariat de police du 6e arrondissement à Yopougon. Et c’est là que nous les avons trouvées.» Le nombre de victimes, dit-il, pourrait être plus élevé.(liberation)
Source: Yahoo Actualités