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Avant le discours du Président Abdoulaye Wade, ce 14 juillet 2011, jour de fête nationale ... en France et non pas au Sénégal, il est utile de faire un point sur la situation politique. Alors que Karim Wade semblait affirmer dernièrement, à travers une lettre ouverte, un "j'y suis, j'y reste!" définitif, Robert Bourgi déclarait: "Karim n'a rien à faire en politique". Ci-dessous un instantané, brossé par Libasse Djite, membre du Bureau Politique du Parti Socialiste Sénégalais, d'un Sénégal embourbé dans une fin de règne chaotique sur fond de contestation populaire.
Il serait faux de prétendre, qu'au Sénégal, la politique est un sport national. Bien au contraire: il s'agit d'un drame épouvantable au cœur duquel se trouve Karim Wade* qui s'est lancé dans un combat contre Abdoulaye Wade, son propre Père. Mais Wade n'est pas César pas plus que Karim n'est Brutus; tout juste avons-nous affaire à un Iznogoud et un Isverybad sauf que le Sénégal n'est pas un Khalifat. Ce combat ne peut avoir qu'une issue: la mort politique des Wade avec, pour corollaire, la décomposition de toute une classe politique par la confusion qu'elle fait entre économie informelle, politique-business et libéralisme. Dommage, Karim aurait pu être le symbole du métissage culturel si cher à Senghor tout autant que le porteur du message universaliste auquel nous, Sénégalais, sommes attachés. Dois-je vraiment démontrer l'objectif parricide de Karim? Je ne le crois pas car chacun pressent que les portefeuilles ministériels dévolus à Karim Wade ont été exigés, arrachés par une multitude de manifestations capricieuses du fils prodigue soutenu par une caste de golden boys avides de pouvoir et d'argent pour lesquels tout est à vendre. Le Sénégal y perd son âme et les démons, sous diverses appellations telles que Cadres libéraux PDS, y règnent en Maitres de l'ombre dans une impunité totale et au mépris des lois les plus élémentaires. Qui, en effet, peut penser que le Président Wade serait assez méchant pour utiliser son fils comme fusible ou assez bête pour imposer un Karim Wade qui ne brille que par ses échecs? Et cette hideuse arrogance qui pousse Karim à publier une lettre ouverte exigeant d'être - par plébiscite - jugé sur ses résultats. Un Ministre peut-il faire cela? Non, cent fois non, sinon à l'occasion de sa démission. C'est ainsi que le message à retenir de cette lettre me parait être "j'y suis, j'y reste!" Avec quelle légitimité, quelle base populaire? Celle de son Père dont on sait que la santé est défaillante? Je n'en vois pas d'autre! Et c'est ce qui a fait dire à Robert Bourgi: "Karim n'a rien à faire en politique". Et Alain Juppé, Ministre français des affaires étrangères de surenchérir: "Ce pays (le Sénégal) est un pays ami qui nous aide notamment dans l’affaire Libyenne. Le Président Wade a très clairement pris position pour le départ de Kadhafi. Je serais tenté de dire qu’il faut éviter que les mêmes causes se produisent dans son pays". Il était temps que les amis du Sénégal rompent le silence et, de fait, dénoncent l'Etat dans l'Etat, nébuleuse à la physionomie mafieuse constituée par Karim Wade et ses courtisans qui semblent s'être emparés de tous les leviers du pouvoir. Souvenez-vous que Karim Wade se serait écrié: "si tu es mon ami je te suivrais jusqu'en enfer!" Cette formule, aussi affectueuse et loyale qu'elle paraisse, cache le dessein diabolique de n'emmener personne ...
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Rédigé par Mamadou Djite
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Samedi 16 Juillet 2011 - 01:21
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